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15 mars

Livre des Nombres 21,4-9. 


En ces jours là, les Hébreux quittèrent Hor-la-Montagne par la route de la mer des Roseaux en contournant le pays d’Édom. Mais en chemin, le peuple perdit courage. 
Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! » 
Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël. 
Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, 
et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! » 
Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !

 

Pour lire les textes du jour, rendez-vous sur l'AELF  

 

 

Méditation proposée par le P. Patrick Guinnepain

Voici donc l’origine biblique du caducée qu’affichent les professionnels de la santé sur leurs véhicules : le serpent de bronze, monté sur un mat, symbole de guérison ! Et nous sommes invités à le regarder, le contempler pour rester en vie. Il serait trop long d’évoquer ici toutes les mentions du serpent faite dans la Bible, alors disons simplement qu’il serait un peu trop hâtif d’associer cet animal au péché. Disons simplement que le serpent mortel sans Dieu, devient guérissant lorsqu’il est avec Dieu.

Dans l’évangile de Jean, il est écrit : "De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle" (Jn 3,14). Cela nous conduit à contempler le paradoxe de la croix : le serpent,  cause de mort, devient source de vie ; la croix, instrument du supplice, devient celui du Salut !

Ici se manifeste la puissance d’un Dieu qui fait jaillir la vie là où la mort semblait avoir gagnée ! Cela nous incite à oser regarder en face nos tentations les plus violentes et les plus ténébreuses au regard de ce Dieu qui seul, peut transfigurer nos péchés les plus venimeux en opportunité de Salut : “(…) mais là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé.” (Rm 5, 20)

Aujourd’hui, j’ose nommer mes péchés dans ma prière, en faire un sujet de conversation avec Dieu, de sorte que ce qui habituellement m’éloigne de lui devienne désormais ce qui motive mon désir de rencontre et favorise mon rapprochement avec le Sauveur.