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La Chandeleur

Fête gourmande pour les uns, jour de processions autour de la lumière qui éclaire les nations pour les autres, le 2 février, la Chandeleur est tout cela et bien plus !

Origine de cette tradition

C'est en 472 qu'elle a été associée aux "chandelles" (d'où son nom !) par le Pape Gélase Ier qui, le premier, organisa le 2 février des processions aux flambeaux, reprenant au compte de l’Église les rites païens des "parentalia romaines" et des "lupercales" dédiées au dieu Pan. Il aurait offert, aussi, des "oublies" - ou galettes - aux pèlerins. Ainsi serait née la tradition des crêpes.

De fait, fortes de quelque 10 000 ans d'histoire, crêpes et galettes n'ont cessé d'être de tous les repas.

Une fête des lumières aujourd'hui

"Lumière pour éclairer les nations païennes" (Luc 2, 32), c’est par ce titre que Siméon accueille Jésus lors de la Présentation au Temple par Marie et Joseph, quarante jours après sa naissance.

A la Chandeleur, qui signifie "fête des chandelles", on bénit les cierges et l’on organise des processions, comme à l’église de l’Immaculée Conception (Paris XIIème) ou à Saint-Georges de la Villette (Paris XIXème).

A Marseille, le 2 février lance traditionnellement une semaine de festivités. Elle est marquée notamment par l’arrivée de l’Évangile par la mer, par une procession de Notre-Dame de Confession (une Vierge noire), une marche aux flambeaux, de nombreuses messes à la basilique Saint-Victor animées par les associations et mouvements d’Église locaux.

Enfin, c’est aussi la date retenue pour la journée de la vie consacrée. Bonne fête à celles et ceux qui ont choisi de consacrer leur vie à Dieu !

Une pause gourmande en plein hiver

Simple mélange de farine et d'eau à l'origine, elles sont faciles à réaliser et se prêtent à toutes les variations, qu'elles soient de froment ou de sarrasin rapporté en Occident dans la foulée des croisades. Vendues toutes prêtes dans les magasins ou fabriquées en direct dans les rues comme on le faisait déjà au XVe siècle, elles ne sont cependant jamais meilleures que lorsqu'on les cuit soi-même.

Tout l'art est de les faire sauter dans la poêle que l'on tient d'une main, pendant que, dans l'autre, on serre bien fort une pièce d'or, gage de prospérité pour l'année entière. Car, comme le dit le proverbe : "Si point ne veux de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur".

Petit rappel de recette pour les amateurs (attention toutefois au pêcher de gourmandise !) : 

  • 250 g de farine
  • 1/2 L de lait
  • 4 oeufs
  • une pincée de sel
  • une cuillère à soupe d'huile d'arachide
  • Au choix : une gousse de vanille / un peu de rhum brun / un peu de fleur d'oranger pour donner des saveurs supplémentaires

Il faut ensuite laisser reposer la pâte au moins 1h à 2h au réfrigérateur.

L'ajout de 10 cl à 50 cl de bière, moyennant l'ajout d'un peu de farine ou le retrait d'un peu de lait allègerait les crèpes, les rendant plus moelleuses et plus digestes. Mais cela reste une affaire goûts !

François Chasseriau

Le 1er février 2017

Talisker de Varye
Talisker de Varye a écrit :
01/02/2017 11:32

Merci pour cette belle recette de crêpes pleine d'humour pour préparer la Chandeleur, trop peu de sites Internet diocésains nous en proposent !

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