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Quelle est la signification de l'Avent ?

SignifiCAtion de l'AVENT

Le temps de l’Avent (du latin adventus, « venue, avènement ») s’ouvre le 4ème dimanche précédant Noël.

L’Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent à célébrer simultanément la venue du Christ à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps : « Il est venu, Il vient, Il reviendra ! ».

L’Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël, événement inouï, et décisif pour l’humanité, puisque Dieu s’est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l’exception du péché. Cette préparation de l’Avent est d’autant plus importante qu’il s’agit aussi de célébrer la venue du Christ dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps.

Chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole des Prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur, comme le rappellent également les autres lectures de la messe.

Le début de l’Avent marque aussi l’entrée dans une nouvelle année liturgique : celle-ci commence chaque année avec ce temps de préparation à Noël, pour s’achever une année plus tard à la même période.

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Liturgie : l’Avent, un temps de pénitence

 

Extraits de l’homélie de Dom Jean Pateau, Père abbé de l’abbaye de Fontgombault pour l’ouverture du temps de l’Avent 2013

L'heure est venue de nous réveiller, notre salut est proche (cf. Rm 13, 11). Mettons-nous dès maintenant en chemin vers la crèche, ne différons pas. Le temps de l'Avent est un temps de préparation. Il s'achèvera quand, au soir de Noël, nous pousserons avec les bergers la porte de l'étable de Bethleem.

L'Eglise use des ornements violets principalement durant les temps de pénitence que sont l'Avent et le Carême. Mais pourquoi faut-il faire pénitence sur le chemin de la crèche ? L'homme n'aurait-il pas le droit d'entrer triomphant dans l'étable et de s'unir tout simplement aux chœurs angéliques pour chanter l'Enfant-Dieu ? Quelques raisons lui refuseraient-elles de franchir le seuil du petit paradis où Marie et Joseph veillent l'Enfant Jésus ? (…)

En entrouvrant la porte, l'homme ne peut qu'être inquiet. La crèche est un lieu d'intimité́ avec le Dieu qui se fait l'un des nôtres, Emmanuel, ''Dieu avec nous''. Ce désir de rencontrer Dieu, l'homme depuis toujours le possède en son cœur. Saint Augustin en résume la raison en quelques mots : « Vous nous avez faits pour vous, Seigneur, et notre cœur est sans repos jusqu'à ce qu'il se repose en vous. » (Confessions, I, 1)

Nous voulons rencontrer Dieu parce que Dieu l'a voulu ainsi, et en même temps nous craignons de le rencontrer. Ce mystère s'éclaire par les premiers temps de l'humanité́ : au jardin d’Éden l'homme a connu une première intimité avec Dieu. Volontairement, il y a renoncé́ pour choisir une façon de vivre à sa guise, refusant toute référence au Dieu créateur et à sa volonté́. Au paradis terrestre, Dieu aimait à se promener à la brise du jour. Par sa faute, l'homme fut chassé du jardin, et son accès lui fut désormais interdit.

Cheminer vers la crèche, c'est reprendre le chemin du paradis perdu. C’est changer de route, c'est se convertir, désirer retrouver une véritable intimité avec Dieu.

Dieu veut nous faciliter la route. Il se fait petit enfant et nous invite auprès d'un berceau, sans nous abandonner en chemin. (…)

Profitons donc du temps de l'Avent pour déposer ce qui ne pourrait pas entrer dans la crèche et risquerait de nous laisser dehors. En ces jours revêtons-nous du Seigneur Jésus-Christ…