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Noël - Des traditions

Les 13 desserts de Noël


En Provence, Noël reste un moment de partage très marqué par la religion. En mémoire du repas de la Cène pendant lequel le Christ s'entoura de ses 12 apôtres, il est de tradition de servir après la messe de Noël les 13 desserts de Provence. Fruits frais, friandises, fruits secs, petits pains, nougats...

Une origine floue pour une tradition bien vivante

Les origines de la tradition des 13 desserts de Provence sont très variées. Pour certains historiens, cette tradition serait somme toute assez récente puisqu'elle ne remonterait qu'à la fin du 19e siècle. Pour d'autres spécialistes, la tradition des 13 desserts de Provence aurait traversée le temps depuis le Moyen-Age. Si les avis divergent, ce qui est sûr toutefois c'est que cette tradition est fortement marquée par la religion.

Les desserts servis à Noël en Provence sont au nombre de 13, soit le nombre de convives du dernier repas que Jésus partagea avec ses 12 apôtres avant son arrestation et sa crucifixion. Symbole de partage, le repas de la Cène est également pour tous les chrétiens l'événement fondateur du christianisme, car c'est l'institution de l'Eucharistie "Ceci est mon sang, ceci est mon corps". Aujourd'hui encore, le repas de la Cène est considéré comme le grand message de partage du Christ. En mémoire de ce repas chrétien, la Provence conserve la tradition des 13 desserts à la symbolique forte.

  • 13 gourmandises sur un plateau

La composition des 13 desserts de Provence varie selon les villes et villages, mais quelques constantes sont toutefois observées parmi lesquelles le nombre de friandises offertes bien sûr, mais aussi la symbolique associée à chaque élément servi. Ainsi, le plateau de 13 desserts est composé généralement :

- des 4 mendiants représentants les 4 ordres religieux mendiants : noisettes ou noix symbole des Augustins, figues sèches symbole des Franciscains, amandes symbole des Carmes et raisins secs symbole de Dominicains ;
d'une pompe à l'huile (gâteau du genre fougasse à base de fleur de farine, d'huile d'olive, d'eau de fleur d'oranger et de cassonnade) : selon la tradition, la pompe à l'huile doit être rompue et non coupée, comme fût rompu le pain par le Christ lors du repas de la Cène. Si la pompe à huile est coupée, la ruine attend la maisonnée dans l'année.
- des 2 nougats : l'un est blanc (noisettes, pignons de pin, pistache) et symbolise le bien, l'autre est noir (miel fondu et amandes) et symbolise le mal.
- des dattes : fruits d'Orient, les dattes symbolisent le Christ venu d'Orient ou selon d'autres traditions, les présents amenés par les Rois Mages à l'enfant Jésus.

A cette liste classique s'ajoutent le plus souvent des fruits frais qui peuvent être des melons de Noël, des raisins frais de fin de saison, des oranges et des clémentines, des pommes et des poires d'hiver... Certains ajoutent à ces desserts des calissons d'Aix ou encore de la pâte de coing pour arriver à 13 éléments en tout.

 

LE PERE NOËL EST-IL CHRETIEN ?

 

L’origine du Père Noël est assez complexe.

 

Saint Nicolas était un évêque très fêté en Allemagne et dont la fête est le 6 Décembre. Il était représenté avec une longue barbe blanche et un costume rouge. Il voyageait dans un traîneau tiré par des rennes et apportait des cadeaux aux enfants. Saint Nicolas était accompagné du " père fouettard" qui punissait les enfants qui ne méritaient pas de cadeaux. Il a été importé aux États-Unis au XVII° siècle par les immigrés allemands ou hollandais. Il subit alors une transformation pour en faire un personnage plus jovial.

Aux États-Unis, un conte pour enfants est écrit en1821 par le pasteur américain, Clément Clarke Moore, un personnage sympathique y apparait : le Père Noël. Il le fit dodu, jovial et souriant. Il remplaça la mitre du saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d’orge et le débarrassa du Père Fouettard.

En Europe, Il se répand après la seconde guerre mondiale. Notons qu’il y a une analogie entre l’origine du Père Noël en Europe et celle d’Halloween.

La popularité du Père Noël est très grande. Le Père Noël a contribué à laïciser la fête de la Nativité, il a suscité un mouvement de protestation de la part des catholiques. Certaines manifestations allèrent même jusqu’à brûler son effigie devant le parvis de la cathédrale de Dijon dans les années 50. Une surprenante affaire qui témoigne des résistances du clergé face à un folklore d’inspiration non chrétienne.

 En effet la nuit du 24 décembre est celle de l’enfant Jésus qui donnait des cadeaux aux enfants. Le sens du Père Noël ne convient pas à la fête de la Nativité.

 

D’après http://cybercure.fr