Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Eglise Catholique en Berry Diocèse de BourgesDiocèse de Bourges
menu

Retour sur la journée du migrant et du réfugié

La journée mondiale du migrant et du réfugié était célébrée dimanche 14 janvier dernier dans toutes les paroisses du monde. Nous (F.C.) nous sommes entretenus avec Marie-Agnès Fournier-Montgieux (M-A) au sujet de ce qui a pu se vivre à cette occasion en Berry.

F.C. : Est-ce que cette journée demande de la préparation ou une coordination particulière ?

M-A : L’important est de réussir à sensibiliser toutes les paroisses à vivre cette journée. Il faut que l’on soit tous sensibilisés à l’accueil de l’autre. Et les aider à vivre de façon plus intense dans les lieux où se vit l’accueil de familles syriennes ou l’existence de structures d’accueil.

 

F.C. : Les paroisses s’organisent-elles d’elles même ?

M-A : Pour aider les paroisses à dépasser leurs craintes, j’y vais pour préparer avec eux, leur montrer que les choses peuvent être simples. Je les aide à s’approprier le thème. Je me propose partout, mais je ne m’impose pas. Je vais là où on me demande. Par exemple à Argenton un collectif vient d’accueillir deux familles. En travaillant ensemble, on a vu comment ils vivaient cet accueil et comment on pouvait rendre grâce. Il faut mettre le doigt sur ce qu’ils vivent déjà et le célébrer.

 

F.C. : Ce n’est pas l’évêque qui fait cette démarche ?

M-A : C’est lui mais par mon intermédiaire puisque je suis missionnée par lui pour sensibiliser l’ensemble de la communauté chrétienne du diocèse à l’accueil des migrants et des réfugiés.

 

F.C. : A quelles célébrations êtes-vous allée et pourquoi ?

M-A : Je suis allée à Issoudun parce que c’est ma paroisse. Marie-Agnès Crépin est allée à celle de Saint-Jean de Bourges parce que c’est le même jour. Je suis aussi allée à Argenton pour les soutenir dans cette première célébration un peu plus conséquente pour eux. Je sentais l’équipe rassurée par ma présence.

 

F.C. : Qu’est-ce qui est important dans le message de cette journée ?

M-A : Pour moi cette journée n’a de sens que si elle permet de sensibiliser les communautés, qu’elle leur fasse découvrir ce qu’elles vivent déjà. Il faut continuer à s’ouvrir, à dépasser les peurs et les appréhensions. Le temps de préparation a beaucoup d’importance et doit se vivre avec un esprit d’ouverture. J’ai envie de dire que l’important c’est de la préparer avec les migrants. Elle est un succès si elle favorise le dialogue entre eux et les autochtones. Cette journée est un signe pour les communautés et notre société. C’est important pour notre société que l’Église puisse avoir une parole et des actes qui répondent à l’Évangile de Matthieu : « J’étais un étranger et du m’as accueilli ».

 

F.C. : Y-a-t-il eu des choses spécifiques vécues ou produites dans les paroisses ?

M-A : Dans l’ensemble des paroisses, la réflexion a été faite autour des quatre verbes du message du Pape : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer. Il y a eu dans chaque lieu quelques spécificités.

A Argenton, c’est le travail du collectif « Accueil du cœur 36 » qui a été présenté à toute la communauté, que ce soit pour l’accueil des deux familles syrienne ou pour l’accompagnement des personnes du centre d’accueil et d’orientation.

A Châteauroux ces quatre verbes ont été mis en valeur par la présentation d’un livret : « Accueil du migrant ». C’est un travail de toute l’équipe, pour que le migrant qui arrive à Châteauroux puisse avoir toutes les informations, pour dormir, se nourrir, faire les démarches administratives, etc. Il a été rédigé en français et en anglais.

A Bourges, c’est la communauté de Wallis et Futuna qui a animé la célébration à Saint-Henri, de même à Saint-Guillaume où la communauté malgache et les communautés africaines se sont mobilisées pour leur paroisse. A Saint Jean il y a eu aussi une grosse participation des communautés.

A Issoudun la spécificité c’est l’accueil de nos prêtres, missionnaires du Sacré-Cœur, qui nous viennent des cinq continents.

Je ne peux pas encore parler de Vierzon car la célébration est prévue pour le week-end prochain.

 

F.C. : Un mot sur la participation ?

M-A : J’ai de très bons échos des paroisses où s’est instituée de façon un peu plus officielle cette journée et j’espère que dans l’ensemble du diocèse, à un moment ou un autre de la célébration, les communautés ont pu prier pour toutes ces personnes en attente d’une vie meilleure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

François chasseriau

Le 15 janvier 2018

Ajouter un commentaire

Vous pouvez ajouter un commentaire en complétant le formulaire ci-dessous. Le format doit être plain text.