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L'équipe du Synode des jeunes va au cinéma !

L’équipe du synode sur les jeunes et le discernement vocationnel a souhaité poursuivre les échanges qui ont débutés avec le week-end des 14 et 15 octobre 2017 à Issoudun par un ciné-débat au ciné-lumière de Vierzon avec le film Marie Heurtin. Entretien avec Aurore Causin.

L'équipe envoyée en mission par Mgr Armand Maillard pour le Synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel organise un ciné-débat à Vierzon le 4 février prochain à partir du film Marie Heurtin. Nous (F.C.) avons pu rencontrer Aurore Causin (A.C.) pour lui poser quelques questions au sujet de ce ciné-débat.

 

F.C. : Pourquoi avoir organisé ce ciné-débat ?

A.C. : Nous avons réfléchi à plusieurs propositions de film tous plus beaux les uns que les autres (Les Pépites, Au bord du monde…). Dans le même temps, nous ne voulions pas nous contenter d’un discours général sur la morale chrétienne mais rester attachés à la démarche synodale, c’est-à-dire ce lien avec le discernement vocationnel.

 

F.C. : Pourquoi avoir choisi ce film ? Quel lien avec le Synode ?

A.C. : Marie Heurtin permet semble-t-il de proposer un questionnement sur cet aspect spécifique, la vocation, tout en restant attaché à une définition large de celle-ci. Il est vrai que, trop souvent, nous entendons par « vocation », les vocations religieuses et sacerdotales en excluant par exemple le mariage ou la recherche plus globale du sens donné à sa vie.

 

F.C. : En parlant de vocation justement, vous n'avez pas peur de vous enfermer uniquement dans la vocation religieuse avec ce film ?

A.C. : Il est vrai qu’avec Marie Heurtin, le couvent, les religieuses, de prime abord, tous les ingrédients sont réunis pour entendre par vocation la vocation uniquement religieuse. En réalité, si ce film nous place dans cette ambiance, il évoque des questions plus profondes qui rejoignent de manière particulière les consacrés, mais plus largement tout chrétien qui veut répondre à sa vocation. Si la vocation religieuse est celle qui est mise en avant de manière spécifique dans ce film, une réflexion large est possible sur le discernement vocationnel. Il ne faudrait pas tomber dans l’un ou l’autre extrême : d’une part celui d’occulter la question des vocations religieuses, d’autre part de ne voir dans ce film qu’un appel à la vie consacrée.

Le film lui-même fait ce lien. La vocation des religieuses ici est unique et particulière : celle de s’occuper de jeunes filles sourdes. Mais même dans ce cadre, l’appel de sœur Marguerite à s’occuper de Marie, née sourde et aveugle apparaît comme une belle ouverture dans le cadre d’une vocation que nous pourrions considérée comme réglée. C’est en réalité une ouverture personnelle qui dépasse la vocation purement religieuse car chacun est confronté dans sa vie professionnelle, familiale ou associative à ces appels. Des petits pas pour un don plus grand.

Ici, la vocation au sens large rejaillit avec toute sa force, mais également avec sa part de crainte. C’est vrai qu’il faut un certain courage pour oser parler de la vocation, des vocations et se confronter en réalité, à soi-même. Car rechercher sa vocation, c’est rechercher le projet d’amour de Dieu unique en nous. La vocation, ma vocation « c’est ce que je veux, quand je veux évangéliquement ». Alors oui, il faut une bonne dose de courage pour se lancer dans l’aventure !

Nous pouvons alors passer le cap de la vocation particulière de ces religieuses présentée dans ce film. Les problématiques abordées sont en effet multiples. Le lien entre sœur Marguerite et la mère supérieure est étonnant : l’une bouscule les habitudes et insiste pour se voir confier une nouvelle mission, tandis que l’autre accueille l’initiative tout en gardant la sagesse de l’expérience et conduira la jeune sœur dans l’acte ultime à poser pour “accomplir” sa mission.

 

F.C. : Cherchez-vous à susciter l'idée que la jeunesse doive se libérer dans l'Église et trouver sa vocation ?

A.C. : Chaque jeune peut se retrouver dans sœur Marguerite qui bouscule les habitudes et reste à l’écoute des surprises vocationnelles. Chacun peut admirer la place sage et forte de la mère supérieure. Et c’est également le personnage de Marie, sourde et aveugle qui nous interpelle, car nous aussi, aveugles nés, et sourds aux appels de Dieu, acceptons-nous quel que soit notre état de vie, de nous laisser guider dans la confiance ? La place des sens, du toucher et de la vue s’avère riche de sens. À travers ces personnages différents, nous découvrons que les relations intergénérationnelles, la confiance réciproque ou l’audace de l’innovation concernent chacun d’entre nous.

 

F.C. : Qui va animer le débat ? 

A.C. : Des membres de l’équipe du synode en partenariat avec les animateurs aguerris des ciné-débats à Vierzon conduiront les échanges et les recueilleront afin de rester dans cette dynamique voulue par le pape François.

 

F.C. : D'autres projets prévus par l'équipe Synode ?

A.C. : D’autres évènements sont à retenir comme le week-end régional « Choix de Vie » pour les 16-35 ans les 17 et 18 mars 2018 ou à plus long terme la messe de rentrée des jeunes du Berry le 17 octobre 2018. Le site internet du synode de Bourges regorge d’informations : http://www.diocese-bourges.org/synode

 

François Chasseriau

Le 15 janvier 2018

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