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Où sont nos morts ?

Où sont nos morts ?  Jean-Michel Maldamé, dominicain (croire.com

 

Jésus ne parle pas de purgatoire, car la notion ne faisait pas explicitement partie des croyances du judaïsme du temps. Ce silence explique pourquoi la notion de purgatoire est propre à la tradition catholique et exclue par la tradition protestante.

La croyance au purgatoire (étape de purification par un feu qui purifie) repose sur un texte de Paul dans l'épître aux Corinthiens au chapitre 3, verset 11 à 15. Paul dit que celui qui a mal accompli sa tâche sera sauvé même si son oeuvre ne tient pas ; il sera sauvé "comme à travers le feu" - ce feu est ici un feu purificateur en latin purgatorius qui a donné purgatoire.

 

Dans l'Ancien Testament

Avant la venue du Christ, on considère que les morts ont disparu sans retour. On exprime leur situation en disant qu'ils se sont endormis et donc qu'ils ont été réduits à rien ou presque. Le terme de "enfers" employé au pluriel nomme ce séjour des morts - en hébreu on dit "la fosse", "le shéol". C'est en ce sens que le « credo » dit que "Le Christ est descendu aux enfers" pour prendre avec lui tous les défunts.

 

Dans la tradition chrétienne

On voit avec l'Apocalypse de Saint Jean que les chrétiens sont "dans la main de Dieu". Cette image dit qu'ils sont en sécurité car la main de Dieu est une force ; elle dit aussi qu'ils sont dans la paix, puisque la main est l'instrument de la caresse ou de la tendresse... Cette image demande à être entendue de manière souple.

Puisque les morts sont dans la main de Dieu, ils peuvent être rejoints par la prière. On prie donc avec ceux qui sont dans la phase de purification et ceux qui sont déjà dans la gloire prient pour nous. Ceci vaut pour tous les défunts. Mais notre lien avec tel ou tel de nos parents ou de nos proches fait que le lien avec eux est qualifié par ce que nous partageons. L'église prie pour les défunts et chacun est invité à le faire, pour les siens et pour les autres selon l'extension de la charité.