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La prison dans la Bible

La prison est présente dans la Bible : détenus et captifs sont l'objet de l'attention de Dieu. La Bible est un support permettant aux personnes détenues de garder l'espérance jusqu'à leur libération.

Dieu se préoccupe des captifs

 

La Bible n'ignore pas le terme et la réalité de la prison, qu'on la nomme bor (« fosse »), bet hab-bor (« maison de la fosse »), ou encore « maison des liens », « maison des liés », « maison des surveillances ».

                                     L'emprisonnement est connu dès les temps bibliques les plus anciens

Joseph en Egypte (Genèse ch.39, v.20-23)

"Le maître de Joseph se saisit de lui et le jeta dans la prison où étaient enfermés les prisonniers du roi. Joseph était en prison, mais le Seigneur était avec lui ; il lui accorda sa faveur et lui fit trouver grâce aux yeux du chef de la prison. Le chef de la prison remit entre les mains de Joseph tous les prisonniers : tout ce qui se faisait, c’est Joseph qui le faisait faire. Le chef de la prison ne s’occupait en rien de ce qui était confié à Joseph car le Seigneur était avec lui, et ce qu’il entreprenait, le Seigneur le faisait réussir."

Samson à qui les Philistins infligèrent une cruelle réclusion après lui avoir crevé les yeux (Juges ch.16, v.19-22)

"Elle le laissa s’endormir sur ses genoux, et elle fit appel à un homme qui rasa les sept tresses de sa chevelure. Alors, il commença à faiblir, et sa vigueur l’abandonna. Dalila lui cria : « Les Philistins sont sur toi, Samson ! » Il s’éveilla et dit : « J’en sortirai comme les autres fois et je me dégagerai. » Mais il ne savait pas que le Seigneur s’était éloigné de lui. Les Philistins le saisirent et lui crevèrent les yeux ; ils l’emmenèrent à Gaza et le lièrent avec une double chaîne de bronze. Samson tournait une meule dans sa prison. Mais, après qu’il eût été rasé, ses cheveux recommencèrent à pousser."
 

Michée, fils de Yimla, au temps du roi Akhab (1 Rois ch.22, v.26-27)

"Le roi d’Israël donna cet ordre : « Saisis-toi de Michée et remets-le aux mains d’Amone, gouverneur de la ville, et à Joas, le fils du roi. Tu diras : “Ainsi parle le roi : Mettez cet homme en prison, nourrissez-le de rations réduites de pain et d’eau jusqu’à ce que je revienne sain et sauf”. "
 

Jérémie au temps du siège de Jérusalem (Jérémie ch.37, v.15-16)

"Les princes s’emportèrent contre Jérémie, le frappèrent et le mirent en détention dans la maison du scribe Jonathan, transformée en prison. Ainsi Jérémie se retrouva-t-il dans un cachot, sous les voûtes. Et Jérémie demeura là, de nombreux jours."
 

                                            Le Nouveau Testament a lui aussi son lot de prisonniers

Jean le baptiste (Mathieu 11,2-3 et 14,3)

"Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux, lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »"

"Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison."
 

Jésus, durant sa passion et Barabas (Mt 27,15-17)

"Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit : « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »"

les apôtres Pierre et Jean (Actes des Apôtres ch.4, v.1-3 et ch.5, v.17-19) 

"Comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prêtres survinrent, avec le commandant du Temple et les sadducéens; ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple et annoncer, en la personne de Jésus, la résurrection d’entre les morts. Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain, puisque c’était déjà le soir."

"Alors intervint le grand prêtre, ainsi que tout son entourage, c’est-à-dire le groupe des sadducéens, qui étaient remplis d’une ardeur jalouse pour la Loi. Ils mirent la main sur les Apôtres et les placèrent publiquement sous bonne garde. Mais, pendant la nuit, l’ange du Seigneur ouvrit les portes de la prison et les fit sortir."
 

Paul (Actes des Apôtres ch.24, v.27)

"Deux années s’écoulèrent ; Félix reçut comme successeur Porcius Festus. Voulant accorder une faveur aux Juifs, Félix avait laissé Paul en prison."

Il faut cependant noter que, plus que de prison ou de prisonnier, il est surtout question, dans la Bible, de captivité et de captifs, le mot « captivité » désignant, dans l'histoire du peuple de Dieu, l'exil, la déportation. Les prophètes ne manquent pas de dénoncer comme un crime cette déportation dont était victime Israël, et qui était d'ailleurs une pratique courante dans l'Orient ancien.

Mais, outre cette captivité-là, temporelle et physique, la Bible est particulièrement sensible à une captivité « spirituelle » : la captivité des pécheurs. Pour dire cette captivité, psychologique, intérieure, les auteurs bibliques et notamment les psalmistes emploient des expressions telles que « les filets du shéol », « les pièges de la mort » (cf. Psaume 17, v.5-6)

"Les liens de la mort m'entouraient, le torrent fatal m'épouvantait ; 
des liens infernaux m'étreignaient : j'étais pris aux pièges de la mort.
"

             

                                                     

                                 Dieu annonce la DÉLIVRANCE

 

A ce thème de l'enfermement, de la captivité ou du lien qui retient, correspond un autre thème, fondamental dans toute la révélation biblique : le thème de la DÉLIVRANCE.

S'il demande à ses fidèles de rompre les chaines injustes (Livre d'Isaïe ch.58, v.6)

"Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?"

 et si la visite des prisonniers fait partie des œuvres de miséricorde (Évangile selon St Matthieu ch.25, v.36-40)

"j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”

lui-même est plein de sollicitude pour « ses captifs », et même pour ceux qui, avec mépris, avaient bravé ses ordres (cf. Psaume 107, v.10-14)

"Certains gisaient dans les ténèbres mortelles, captifs de la misère et des fers : 
ils avaient bravé les ordres de Dieu et méprisé les desseins du Très-Haut ; 
soumis par lui à des travaux accablants, ils succombaient, et nul ne les aidait. 
Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur, et lui les a tirés de la détresse : 
il les délivre des ténèbres mortelles, il fait tomber leurs chaînes."

 

Cette délivrance, cette libération attendue, Jésus est venu l'apporter : c'est la rédemption chrétienne. Elle résulte d'un événement historique, la mort victorieuse de Jésus, et d'un contact personnel, l'adhésion au Christ dans le baptême. Le péché est le véritable despote au joug de qui Jésus-Christ nous arrache. La délivrance, la libération qu'il apporte, se situe au-delà du plan social : elle est accessible aux esclaves tout autant qu'aux hommes libres.

Texte rédigé à partir d'extraits des archives de "Prier au cœur du monde – Apostolat par la prière"

 

Nous pourrions citer encore bien d'autres passages dans lesquels Dieu se fait proche des captifs et des enfermés, dans lesquels Dieu écoute les prières de son peuple et de l'Eglise en faveur des prisonniers, comme par exemple :

Isaïe 49-9,

Luc 4-18,

Acte 12-5