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P.M.A. Procréation Médicalement Assistée

 

 

P.M.A.   (Procréation Médicalement Assistée)

 

Marlène Schiappa, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, l’a annoncé mardi 12 septembre : le gouvernement va proposer l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes en 2018, dans le cadre de la révision des lois de bioéthique.

Cette technique est actuellement réservée aux seuls couples hétérosexuels souffrant d’infertilité. Si cette annonce n’est pas une surprise, Emmanuel Macron ayant toujours précisé, lors de sa campagne, qu’il était

favorable à l’élargissement de l’accès à la PMA, le calendrier gouvernemental se précise.

                                                    

 QUEL EST LE POINT DE VUE DE L’ÉGLISE ?

Pas de fécondation artificielle : dans les faits, l’Église catholique est opposée à l’insémination artificielle et à toutes les formes de fécondations in vitro (FIV) même intraconjugale (c’est à dire effectuée avec le sperme ou les ovules de l’époux et non d’un donneur ou d’une donneuse).

Deux raisons principales justifient cette position : d’abord, les atteintes à la dignité de l’embryon lors du

diagnostic pré-implantatoire, au cours duquel les embryons non sélectionnés sont volontairement détruits.

Ensuite la dissociation entre sexualité et fécondation qu’implique cette aide médicale à la procréation, la

fécondation n’étant alors plus le fruit de « l’union conjugale », comme le préconise le texte « Donum vitae : sur le respect de la vie humaine naissante et la dignité de la procréation » publié par la Congrégation pour la

doctrine de la foi, en 1987.

 

L’enfant n’est pas un droit : l’Église reconnaît la légitimité du désir d’enfant, et comprend les souffrances des conjoints éprouvés par des problèmes d’infertilité. Ce désir ne peut cependant passer avant la dignité de la vie humaine, au point de la supplanter.

Le désir d’un enfant ne peut justifier sa «production», de même que le désir de ne pas en concevoir ne saurait en justifier l’abandon ou la destruction, ajoute le texte « Dignitas personae », publié par le Vatican en 2008.

Non à l’absence délibérée du père : ces réserves face à la PMA, y compris pour un couple hétérosexuel
rendent donc cette pratique médicale encore plus incompatible avec la doctrine de l’Église, si elle devait
devenir accessible aux femmes célibataires ou aux couples de femmes, en 2018, comme l’a annoncé Marlène Schiappa.
 

Dans un communiqué publié en juin 2017, après la publication de l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) donnant son accord à un tel élargissement, la Conférence des évêques de France avait déjà fait part de ses « interrogations », notamment sur cinq points :

· l’organisation délibérée d’une filiation sans père ;

· l'instrumentalisation d’un enfant pour soulager une souffrance ;

· la non prise en compte du bien de l’enfant ;

· la reconnaissance d’un « droit à l’enfant »

· le rôle de la médecine, qui en viendrait ainsi à répondre à des demandes sociétales et non plus médicales.

 

Enfin, les évêques s’inquiétaient que « l’ouverture de la PMA pour des raisons autres que pathologiques

conduise un jour à considérer comme éthique le fait que deux hommes aient accès à la procréation », donc à la gestation pour autrui (le recours aux mères porteuses) au nom de l’égalité entre les hommes et les femmes