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Dimanche 9 octobre 2016 - Cinquantenaire de la paroisse Saint-Jean à Bourges

Cinquantenaire de la paroisse Saint-Jean à Bourges.

Pour télécharger l'homélie, cliquez ICI

 

Homélie de Monseigneur Maillard


     
1re lecture : 2 R 5, 14-17
Psaume 97
2e lecture : 2 Tm 2, 8-13
Evangile : Lc 17, 11-19
    

 
Cinquante ans pour cette église voulue et née au cœur de ce quartier de Bourges. Que célébrons-nous ? Plus que la construction d’une église, signe de la présence, de la prière, de la mission voulue par l’Eglise au cœur de ce quartier, en solidarité avec la population dans sa diversité. Ce n’est pas qu’une histoire, un souvenir un peu comme un rassemblement d’anciens combattants évoquant les souvenirs joyeux ou douloureux par lesquels ils sont passés et qui expliquent leur présent.
Bien plus qu’un bâtiment, ce sont les pierres vivantes que sont les baptisés qui sont l’Eglise. Ce fut une Eglise inscrite dans la dynamique du Concile Vatican II incitant l’Eglise et les chrétiens à entrer en dialogue avec les réalités des hommes de bonne volonté, dans une attention œcuménique aux autres religions chrétiennes, dans le dialogue avec les religions non chrétiennes et même avec les non-croyants.
Il est important que cette Eglise ouverte sur la cité se sente reliée à l’Eglise diocésaine, à l’Eglise universelle et s’inscrive positivement dans l’agglomération. Cette Eglise s’est donc totalement intégrée au quartier en accueillant de nombreuses populations immigrées de la Chancellerie : Pieds-noirs, Harkis, Hmongs, Portugais...  La fête des voisins, les associations, les relations avec les mosquées, la présence de l’ensemble de l’école catholique contribuant à sa place à l’éducation des jeunes du quartier en pleine évolution, reconstruction, rénovation permanente, c’est la vie des personnes.
     
La célébration de ce dimanche nous relie à l’Eglise universelle comme tous les dimanches où les chrétiens se rassemblent, célèbrent le Christ ressuscité. C’est lui qui nous fait vivre, qui nous donne la joie de vivre et de témoigner d’une espérance toujours possible que saint Paul ne craint pas de rappeler dans son existence la plus personnelle à son disciple Timothée, lui Paul le converti, lui Paul le prisonnier :


     « Enchaîné comme un malfaiteur.
     Mais on n’enchaîne pas la Parole de Dieu.
     Morts avec Lui, avec Lui nous vivrons ».

 

Cette expérience avec le Christ est le point d’appui fondamental de notre vie chrétienne : avec Lui dans tous les moments de notre existence.


La première lecture et l’évangile nous parlent très fort :


     1/ Situation de départ... des lépreux exclus, marqués par la maladie, la souffrance dans la société. Ils crient, Jésus les guérit sans que l’on sache comment... Jésus donc les réintègre.
     2/ Un seul sur dix remercie et rend gloire à Dieu, et c’est un Samaritain, un étranger mal vu, tout comme Naaman, un général venu de Syrie !...
     

Et ce Syrien a une attitude qui nous interpelle : à trois reprisses, le texte nous dit :
Il revint sur ses pas :

  • en glorifiant Dieu à pleine voix ;
  • en lui rendant grâce ;
  • il rend gloire à Dieu.

 

Ainsi, on passe du cri de souffrance et de désespoir à la glorification à pleine voix et c’est un étranger qui, pour Jésus, montre la voie.
Ainsi nous est tracé le chemin, la voie de toute vie chrétienne : reconnaître nos failles, nos fragilités et crier vers Dieu pour finir par un ‘rendre gloire’ à Dieu.
     
     
     

     
     + Armand MAILLARD
     Archevêque de Bourges