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25 mars

Livre d'Isaïe 52,13-15.53,1-12. 


Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! 
La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. 
Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. 
Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? 
Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. 
Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. 
En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. 
Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. 
Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. 
Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. 
Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. 
On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. 
Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. 
Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. 
C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

 

Pour lire les textes du jour, rendez-vous sur l'AELF 

 

Médiation proposée par le P. Marie-Laurent Mourot

Si nous pouvons relire avec attention ce texte qui nous dit combien Notre Seigneur Jésus Christ a accepté la souffrance jusqu'à l'extrême, pour nous donner la vie en plénitude, et nous arracher aux chaînes du péché.

Par chacune de ses souffrances, Il a porté nos péchés. Il s'est revêtu du mal sans avoir jamais fait le mal. Voilà l'Amour de notre Dieu pour chacun d'entre nous. C'est la folie de l'Amour, la folie de notre Dieu.

Le Christ a accepté toutes les humiliations et souffrances que l'on peut subir, pour nous porter chacun dans nos douleurs.

Un prêtre (l'abbé Vergult) décédé dernièrement avait écrit sur un bout de papier que l'on a retrouvé au moment de son départ vers le Ciel : " Le Christ est notre ami… Allez à Lui de toute votre âme… dans les jours de joie Il est là… les jours sombres davantage… Appuyez–vous sur Lui-seul… Il est si bon et Il nous aime tant…. si tu connaissais le don de Dieu…."

Orientation pour la journée : aujourd'hui demandons la grâce d'avoir la force d'offrir nos souffrances à Dieu, pour le Salut de notre monde. Ce monde qui erre dans tous les sens et qui ne trouve pas son bonheur, car il le cherche dans des voies qui ne rassasient pas. Prions et offrons pour que tout Homme trouve Dieu, celui qu'il cherche sans le savoir.