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Vie fraternelle

Quelques mots rapides, sur ce que Charles peut nous dire à propos de la vie fraternelle ? Il faudrait dire beaucoup plus...

« Surtout voir en tout humain un frère » pourrait être une des devises de Charles qui nous guiderait dans la vie fraternelle entre nous et avec tous ceux et celles que nous rencontrons. Mais concrètement comment ça va se traduire ?

En pensant à ce que pourrait être la vie fraternelle dans nos fraternités, je suis allé voir ce qu’il dit sur ce thème dans les différents Règlements, Constitutions et Directoires qu’il a écrits. On reste un peu sur sa faim : des considérations générales mais pas d’indications bien précises. À titre d’exemple (et aussi pour sourire un peu), deux textes tirés du Règlement des petits frères du Sacré Cœur de Jésus : 

Ayons les uns pour les autres les pensées, les paroles, les actions qui conviennent au foyer de Nazareth, devant la Sainte Vierge et Saint Joseph, aux pieds de Jésus nous disant  : 

« Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ; c’est à cela qu’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples. » – Aimons-nous tous d’un fraternel et tendre amour en Jésus et pour Jésus. Si un novice manque de cette douce, tendre, humble charité, qu’on le renvoie, il n’est pas fait pour notre petite famille. — Les frères doivent se témoigner cette tendresse réciproque par toutes les attentions, toutes les délicatesses, tous les petits services possibles, avec d’autant plus de zèle que la règle du silence les empêche de l’exprimer par des paroles... » (Article XXIV)

Intéressants quand même les mots employés “douceur, tendresse, délicatesse, petits services” dans un règlement qui, par ailleurs, décrit une vie d’une austérité incroyable... Une délicatesse qui prend une forme très concrète à propos des frères malades, objets de tous les soins :

« On donnera aux malades et infirmes absolument tout ce dont ils ont besoin, en remèdes, nourriture, vêtements de dessous. Aucun aliment ni boisson n’est prohibé pour les malades. On pourra leur donner des bas, des souliers, des chaussons, une calotte, double manteau, double tunique, plusieurs tricots ; on pourra leur donner un matelas et leur mettre un réchaud avec du feu dans leur cellule ; dans les pays froids, on aura quelques cellules ayant 2 mètres carrés de plus que les autres, réservées aux malades et aux infirmes et contenant des cheminées ou des poêles... On fera venir le médecin aussi souvent que ce sera utile, en “se gardant de toute avarice”... En un mot, nous nous efforcerons de faire pour nos chers malades ce que la Sainte Vierge et Notre Seigneur firent pour Saint Joseph » (Article XXVI).

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Marc HAYET
Petit Frère de Jésus