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Prier avec Charles

"Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse !"

Charles de Foucauld et la prière

Parler de la prière de quelqu’un est toujours délicat : c’est vouloir essayer de pénétrer dans l’intimité la plus profonde de son âme, là où la personne essaie de se rapprocher du cœur de Dieu, de se mettre en dialogue avec lui. 

En ce qui concerne Charles de Foucauld, il faudrait pouvoir dire quelques mots sur la façon dont ses parents, dans sa petite enfance, lui ont appris à prier. Qu’en est-il resté ? Nous savons ensuite, selon ce qu’il dit lui-même, qu’à 15 ans il perd la foi. Il y a donc les longues années sans croyance apparente jusqu’à ce jour d’octobre 1888 où il entre dans le confessionnal de l’abbé Huvelin dans l’église Saint-Augustin à Paris. 

C’est au terme d’une recherche, d’une quête d’absolu qui a commencé pendant son exploration au Maroc (1883-1884) durant laquelle il va être frappé de voir comment vivent et pratiquent la prière les populations marocaines musulmanes, qu’il va regarder et écouter durant ses longs mois de marche et d’exploration. Il dira même avoir été tenté par la religion musulmane. 

Alors durant ces mois et ceux qui vont suivre jaillira cette première prière de son cœur : « Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse ! » 

Cette simple prière, comme un appel, avait dû creuser un long sillon en lui pour qu’il réponde positivement à l’injonction de l’abbé Huvelin en ce soir de fin octobre : « Confessez-vous ! » Alors il retrouve les réflexes de son enfance, se met à genoux, puis va communier à la messe qui suit. Charles de Foucauld était à jeun... 

Cette rencontre avec Jésus dans le sacrement de Réconciliation et de l’Eucharistie va changer sa vie. Il vient en effet de retrouver quelqu’un qu’il a hâte de mieux connaître en vérité. Et alors va commencer une quête qui ne finira pas, parce qu’il s’agit d’un amour qui va embraser toute sa vie, tous les instants de sa vie à travers l’Eucharistie (il participe chaque jour à la Messe) et le pain de la Parole de Dieu. 

Mais cet amour passionné ne va pas l’enfermer sur lui-même : sa prière va s’ouvrir aux dimensions de l’humanité toute sauvée par le sang de Jésus. En effet désormais il fera souvent l’invocation suivante : « Mon Dieu, faites que tous les humains aillent au ciel ! » On ne se sauve jamais seul. 

Alors commence une longue histoire, une histoire d’amour, qui se terminera au soir du 1er décembre 1916. 

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Armand Garin 
Petit Frère de Jésus

La prière d'abandon

Mon Père,
Je m’abandonne à toi,
Fais de moi de qu’il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi,
Je te remercie.
Je suis prêt à tout,
J’accepte tout.
Pourvu que ta volonté se fasse en moi,
En toutes tes créatures,
je ne désire rien d’autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l’amour de mon coeur,
parce que je t’aime,
et que ce m’est un besoin d’amour
de me donner,
de me remettre entre tes mains sans mesure,
avec une infinie confiance
car tu es mon Père.

Commentaire de la prière d'abandon