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Pentecôte, fête de l'Esprit-Saint, fête de l'Église

Avant de devenir fête chrétienne, la fête de Pentecôte était une fête juive. Au point de départ, fête de la moisson où les paysans apportaient au sanctuaire une offrande en signe de reconnaissance.

Aux abords de l'ère chrétienne la fête s'est chargée d'un sens historique : on rendait grâce à Dieu pour le don de la Loi, le 3e mois après la sortie d'Egypte.

Le récit de S.Luc fait discrètement allusion aux signes grandioses qui ont marqué l'alliance du Sinaï : non plus des éclairs mais des langues de feu et le grand Vent qui balaie les miasmes d'un air confiné. Comme l'expliquera S.Paul, la loi de la Nouvelle Alliance, c'est l'Esprit Saint qui la grave dans les cœurs, à savoir l'amour indissociable de Dieu et du prochain.

Pentecôte, c'est la manifestation de l'Église au monde, avec la prédication des apôtres, jusque là apeurés. Avec feu, ils proclament que Jésus est vraiment ressuscité et que, par Lui et Lui seul, on obtient le pardon des péchés. Désormais, c'est l'Esprit qui conduira l'Église. Lors de leur première assemblée, « le concile de Jérusalem », les apôtres oseront écrire l'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé (Ac 15,28)... Quelle audace ! Il s'agissait d'assurer la communion entre les communautés, qu'elles soient d'origine juive ou païenne. Communion, un terme clef pour comprendre l'action de l'Esprit Saint dans l'Église tout entière comme dans chacun des croyants.

C'est dans cet esprit que le Pape François a présidé deux synodes sur la Famillle. Les débats furent ardus, tant les situations varient d'un continent à l'autre. Le fruit de ce travail communautaire auquel des laîcs ont participé, c'est l'Exhortation sur la Joie de l'Amour, dans le droit fil de la Joie de l'Évangile. Nous prendrons le temps de lire et de réfléchir sur ce texte, reflet de la miséricorde divine qui doit inspirer notre conduite.

En cette fête de Pentecôte, mettons en valeur le rôle de l'Esprit Saint en chacun de nous. Il n'agit pas d'ordinaire par des signes spectaculaires, mais dans le secret des consciences pour les éclairer. Universelle, son action se fait sentir chez tous les hommes de bonne volonté. C'est à la conscience que le Pape François s'adresse sur le chemin, parfois chaotique, de l'amour authentique.

La conscience, cette voix faible mais persévérante, qui nous fait entrevoir ce qui est juste et bon. Cette voix qui nous fait honte quand nous avons commis le mal. Voix discrète trop facilement étouffée par l'agitation du monde et par le tintamarre médiatique. Pour écouter sa conscience, il faut savoir prendre un peu de recul, faire silence, parfois échanger avec d'autres pour trouver la juste mesure. C'est ainsi qu'il existe des clubs de parents pour réfléchir sur l'éducation la mieux adaptée pour leurs enfants.

Entre tant de tendances qui s'affrontent dans le cœur de l'homme, comment reconnaître la voix authentique de la conscience ? Parmi les critères qui sont proposés, retenons celui de la communion au sens fort du terme, comme dans ce souhait liturgique cité par S.Paul : que la grâce de Jésus notre Seigneur, l'amour de Dieu le Père et la communion de l'Esprit Saint soient toujours avec vous. Parce qu'il est l'Amour qui unit le Père et le Fils, l'Esprit établit entre nous les liens d'une véritable charité. Tout ce qui va à l'encontre de la paix et du respect des personnes s'oppose à son action. Tout ce qui favorise la participation commune au bien de la Cité et au progrès de l'Évangile est signe de son action où s'associent la force et la douceur du Seigneur Jésus.

Que cette fête prochaine de la Pentecôte ranime en nous la confiance en l'Esprit Saint, le guide assuré sur le chemin qui mène au Royaume du Père.                    

P. Edouard Cothenet

Le 13 mai 2016

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