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L'Église et la situation de Vincent Lambert

L'affaire Vincent Lambert et le récent arrêt de la Cour Européenne des Droits de l'Homme ne vous ont certainement pas échappé. Cette affaire nous questionne sur notre propre éthique. L'Église s'est aussi prononcée à ce sujet.

Dans un texte intitulé "Choisis la vie", Mgr Jordan, archevêque de Reims, et Mgr Feillet, évêque auxiliaire, réagissent à l’arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) au sujet de Vincent Lambert.

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et chargé des questions bioéthiques pour les évêques de France s'est également prononcé à ce sujet sur le site de la Conférence des Évêques de France juste ici.

Vincent Lambert, en état végétatif, est accueilli à l’Hôpital Sébastopol de Reims. C’est pourquoi l’archevêque de Reims, Mgr Thierry Jordan, et son auxiliaire, Mgr Bruno Feillet, mettent en garde contre l’arrêt des soins qui entrainerait sa mort.

En effet, le 5 juin dernier, la CEDH a jugé conforme à la Convention Européenne des Droits de l’Homme la décision du Conseil d’État autorisant l’arrêt de traitements.

Les évêques rappellent que "du point de vue éthique, les questions demeurent". Ils soulignent que "la dignité d’une personne ne dépend pas de son utilité pour la société, de son autonomie, ni de la conscience qu’elle pourrait avoir éventuellement d’elle-même".

Mgr Armand Maillard s'est aussi prononcé à ce sujet sur l'antenne de RCF en Berry. Il rappelle que chaque situation est particulière. Mgr Maillard ne souhaite pas se positionner sur cette affaire car il ne connait pas Vincent Lambert et n’est pas médecin. Au-delà de ça, l'archevêque de Bourges rappelle qu'il faut que "les chrétiens se redisent leurs repères importants à l’égard de quelqu'un dans cette situation et du respect de la personne." Il ajoute qu'"il faut se rappeler ce commandement : « tu ne tueras pas ».  Ça veut dire que donner un traitement dont on sait qu’il va faire mourir, c’est une décision que nous ne pouvons pas accepter ou encourager".

Il termine sur le fait que la relation avec un médecin repose sur la confiance et le fait qu’il va nous guérir. "L’Église n’a jamais encouragé l’acharnement thérapeutique […] mais, ce qui nous parait très important, c’est la valeur de la vie, le respect de la vie, y compris chez quelqu'un qui est très fragilisé dans sa santé et dans son état général".

 

François Chasseriau

Le 15 juin 2015