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Le premier béatifié d'Afrique du Sud

Ce 13 septembre l'Afrique du Sud célèbre la béatification de son premier martyr, formé par les Missionnaires du Sacré-Cœur en mission en Afrique du Sud, au sanctuaire qui lui est dédié dans la province du Limpopo.

Un laïc a été tué en haine de la foi en Afrique du Sud en 1990, il s'agit de Tshimangadzo Samuel Benedict Daswa, formé par les Missionnaires du Sacré-Cœur, présents à Issoudun, en mission en Afrique du Sud. Le 22 janvier 2015, le Pape François a signé le décret de béatification du Serviteur de Dieu.

Le jeune père de famille Tshimangadzo Samuel Benedict Daswa (Bakali), laïc (1946-1990), a été tué “en haine de la foi” le 2 février 1990, à Mbahe (Afrique du Sud). Il a été tué pour avoir refusé toute compromission avec la sorcellerie.

Né le 16 juin 1946, dans le village de Mbahe près de Thohoyandou, il était l’aîné de cinq enfants, et a été élevé dans la religion traditionnelle, au sein de son clan de la tribu Bakali Lemba, une tribu qui se considère comme descendante du peuple juif.

C’est au lycée que Samuel Benedict a reçu une instruction dans la foi catholique, par son catéchiste, le P. Benoît Risimati : c’est pour lui rendre hommage qu’il a choisi Benoît comme prénom de baptême et qu’il a faite sienne la devise de saint Benoît, "Prie et travaille".

Le chef du village l'avait choisi comme secrétaire et conseiller. Son honnêteté, son intégrité, sa sincérité et son humilité le faisaient respecter, aussi bien comme homme impliqué dans la vie de sa commune, que pour son implication et son action exemplaire dans la vie de son Église.

Le 25 janvier 1990, au cours d'un violent orage, la foudre tomba plusieurs fois sur les cases rondes, les “rondavels” couvertes de chaume. Estimant que c’était de la sorcellerie, le chef rassembla son conseil et la communauté. Benedict était en retard. On décida sans lui qu’on se cotiserait pour consulter un guérisseur traditionnel. Benedict ne réussit pas ensuite à convaincre l’assemblée qu’il s’agissait d’un phénomène naturel, mais il refusa de payer sa cote-part pour recourir à la sorcellerie, au nom de sa foi.

Quelques jours plus tard, le 2 février 1990, il se trouva pris au piège dans un guet-apens et fut battu à mort.

Lors de ses funérailles, huit jours plus tard, les prêtres portaient des vêtements liturgiques rouges, sûrs que Benedict était mort pour sa foi dans le Christ, du fait de son refus héroïque de la sorcellerie.

Pour mieux connaître son histoire, cliquez ici.

François Chasseriau

Le 11 septembre 2015

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