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Judaïsme, Christianisme, Islam : proches... lointains

A la maison d'arrêt du Bordiot se tenait une conférence doublée d'une exposition ce mercredi 20 avril dédiée aux trois grandes religions monothéistes.

Mgr Maillard accompagné de Paul Tillocher, aumônier de la maison d'arrêt du Bordiot, étaient entourés des aumôniers protestant et musulman de ce même lieu, pour assister à une conférence sur l'exposition temporaire de la maison d'arrêt qui auraient toutes deux mérité d'être vues et entendues par un large public.

Sécurité oblige, les participants étaient triés sur le volet pour voir et participer à l'événement.

Pour Radhia Dziri, responsable des actions culturelles à l'Institut du Monde Arabe à Paris, il s'agissait d'exposer ce qui a fondé historiquement nos sociétés actuelles, à savoir les trois religions monothéistes : le christianisme, le judaïsme et l'islam, qui demandent aux fidèles d'aimer Dieu et son prochain, le souci de l’éthique, de la bonté, de la justice et de la liberté, même si les mots pour le dire ne sont pas les mêmes. On a eu droit à une relecture historique de comment s'est créé l'image du divin, avec la propagation de ses notions comme la prière, le jeûne, les pèlerinages...

La conférence et l'exposition mettaient également en valeur les différences importantes entre ces trois religions, aussi bien dogmatiques qu'artistiques.

Cette exposition qui fait l’objet d’une convention entre l’institution parisienne et l’administration pénitentiaire tourne dans les prisons françaises depuis 2009 et vient à Bourges pour la première fois. C’était le couronnement d’une démarche initiée il y a plusieurs mois au sein même des services cultuels de l’établissement.

« L’idée a germé en 2015 alors qu’avec les attentats on s’est mis à parler des prisons sous l’angle de la radicalisation. Sans nier que cela existe évidemment, j’ai trouvé cette généralisation injuste et je me suis senti blessé en tant qu’homme au service de la population pénitentiaire », explique Paul Tillocher.

En charge de l’aumônerie musulmane, Rachid Azouigui enchaîne : « nous avons parlé de nous associer dans ce projet commun après le 13 novembre. L’idée, c’est de découvrir nos points communs mais aussi d’aller plus loin en mettant l’humain au centre de toutes nos préoccupations. »

Résultat : des ateliers autour de la notion de « pardon », qui est omniprésente dans les deux religions et prend d’autant plus de sens en prison. Le service enseignement complétera le tableau avec une partie laïque : « Nous avons pensé que la meilleure façon d’aborder le pardon était sous l’angle de l’histoire et de la calligraphie », explique Chantal Prieur.

Une quinzaine de détenus de l'établissement pénitentiaire étaient présent pour assister à la conférence.

 

François Chasseriau

Le 21 avril 2016

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