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Etat de la pauvreté dans le Berry

Le Secours Catholique nous fait état chaque année de l'état de la pauvreté dans notre diocèse. L'association doit comme chaque année redoubler d'efforts pour faire face à la fragilité croissante des personnes accueillies.

En 2015, la situation est restée stable par rapport à l'année précédente bien que 2/3 des ménages rencontrés n'étaient pas connus en 2014.

La pauvreté en milieu rural reste forte. Ce sont 4 personnes sur 10 qui sont issues de communes de moins de 5000 habitants. La proportion des demandes rurales en Berry est trois fois plus forte qu'au niveau national, ce qui traduit le caractère fortement rural de notre diocèse.

Equipe de direction du Secours Catholique dans le Cher

Des familles et des jeunes

Plus de la moitié des accueillis sont des familles avec enfant. Un tiers sont des mères isolées, un autre tiers sont des familles monoparentales. Le Secours Catholique constate que les pères isolés sont aussi en augmentation.

L'augmentation des femmes seules est significative, tout comme l'arrivée de personnes venues suite à une séparation. 

Parmi les personnes recueillies, près d'une personne sur 2 a moins de 40 ans. Au niveau national, cela représente environ 9 millions de personnes dont 3 millions d'enfants. On ne peut s'empêcher de mettre en lien le très fort taux de chômage chez les moins de 25 ans et ce nombre de jeunes qui vivent sous le seuil de pauvreté en France.

Concernant les personnes de plus de 50 ans, cette part est aussi en augmentation.

Des personnes d'origine étrangère et des primo-arrivants

Du fait, entre autre, de la ruralité du Berry, la proportion de personnes d'origine étrangères accueillies est moindre que sur le plan national.

Mais qui dit "personne d'origine étrangère", dit souvent "primo-arrivant". Le Secours Catholique constate que malheureusement, la délivrance du statut de "réfugié" pour les migrants est en net recul par rapport à l'an passé. On passe de 15% à 6% d'entre eux.

L'accompagnement des migrants est particulièrement bien réalisé à Bourges et les demandes de statut y sont fortes, notamment par l'influence de l'équipe migrants de Passerelles à Bourges. L'accompagnement se fait donc plus facilement à Passerelles et des petits-déjeuners leurs sont régulièrement servis.

Diversité des besoins exprimés

La grande majorité des personnes venant au Secours Catholique ne demande pas d'argent, ne demande pas à manger, mais simplement une écoute. Cela est très certainement dû, selon le Secours Catholique, à la moindre proportion d'accueil de personnes d'origine étrangère qui ont une très forte demande d'écoute.

Vient ensuite l'aide alimentaire. Cette demande a fortement diminuée du fait de la volonté du Secours Catholique d'orienter ces demandes d'urgence vers des structures spécialisées dans la distribution de denrées alimentaires. En Berry, cette demande est encore sollicitée par 44,5% des personnes accueillies.

Viennent enfin l'aide aux charges de logement, l'aide aux démarches administrative et l'aide à la mobilité qui sont en augmentation par rapport à 2014.

UnE pauvreté liée au chômage provoquant des impayés

Le taux de chômage des accueillis a dépassé les 2/3 des demandeurs en 2015. Les chômeurs qui ne sont pas indemnisés sont bien plus nombreux (33%) que ceux percevant une aide (17%).

La part des personnes ayant un emploi a également augmentée.

Il y a également une forte augmentation des personnes qui ne cherchent plus leurs droits. Ces personnes ne voient plus de porte de sortie. Le rôle du Secours Catholique est alors de leur redonner espoir et de leur faire prendre conscience de leurs droits et de l'aide que cela peut leur apporter.

Les trois quart des personnes accueillies font face à des impayées, ce qui est une très nette augmentation par rapport à 2014. 8% des personnes ont déposé un dossier de surendettement auprès de la banque de France.

Le Secours Catholique a besoin de forces

Tous ces chiffres montrent l'état de la pauvreté en Berry, pauvreté qui ne s'améliore pas. Le constat est malheureusement semblable au niveau national.

Beaucoup de personnes se résignent face à leur situation alarmante et ne demandent aucune aide à laquelle ils auraient pourtant droit. Pour illustrer cette réalité, 38% des personnes qui auraient droit au RSA socle n'y ont pas recourt et 66% de celles qui peuvent prétendre au RSA activité non plus.

C'est dire combien les besoins d'accueil, d'écoute et d'accompagnement des personnes sont au coeur de l'activité du Secours Catholique.

Pour donner un peu de votre argent ou de votre temps, n'hésitez pas à contacter le Secours catholique.

Cher : 02 48 24 83 71 - berry@secours-catholique.org

Indre : 02 54 07 32 07 - comite.indre@secours-catholique.org

François Chasseriau

Le 21 novembre 2016

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